Séminaires scientifiques - Journées d'étude - Journées de terrain

Le Groupe Transversal organise des séminaires scientifiques, des journées d'étude, des excursions, des écoles d'été et des rassemblements scientifiques internationaux. Le Groupe transversal n'ayant été créé que récemment, les séminaires scientifiques ont été son premier objectif (voir ci-après), avec des événements plus diversifiés à partir de 2021.

Les rencontres internationales

Année 2021

Depuis sa formation en 2018, le Groupe Transversal (GT) Natures Urbaines du Labex Futurs Urbains s’est donné pour objectif de rassembler chercheurs et acteurs de la ville dans une approche de réflexion pluridisciplinaire sur la nature urbaine.

À l’aune des enjeux globaux rattachés aux questions de nature urbaine, le GT organise dans l’amphithéâtre Bienvenüe de l’Université Gustave Eiffel (Champs-sur-Marne, 77) deux jours de rencontres-débats les 22 et 23 novembre 2021, où seront abordés les sujets suivants : la biodiversité urbaine à l’heure de la sixième crise d’extinction et de la densification des villes, le rôle social d’une nature urbaine comme bien commun, et l’instrumentalisation de la nature pour ses services écosystémiques dans les projets d’aménagement.

Cette rencontre internationale mêlant acteurs locaux et étrangers, opérationnels et académiques permettra de mettre en regard des expériences et cultures de l’aménagement urbain et de la nature diversifiées.

Les séminaires scientifiques

Années 2021-2022

© Marion Ernwein, "La gestion différenciée des espaces verts: Explorer les paradoxes du vivant en ville", dans Le vivant en ville : Nouvelles émergences, 2016

Dans le cadre général des changements climatiques globaux, dont les impacts sont particulièrement notables sur les es- paces urbains, de l’impératif de la transition socio-écologique et du développement de modes de gestion néolibéraux de la ville, ces journées d’études cherchent à explorer le travail concret des acteurs qui produisent la nature urbaine. Il ne s’agit ainsi pas d’abord de s’intéresser aux dispositifs, aux programmes, aux projets pour eux-mêmes mais au travail en train de se réaliser - composer des volumes sur une table à tracer, élaguer des arbres, agiter des œufs dans un pigeonnier pour les stériliser, voire brouter de l’herbe... - et à ceux qui le réalisent. Nous essayons notamment d’analyser ce qu’il leur faut investir pour combler l’écart entre la tâche prescrite (les consignes) et la tâche effective (ce qu’il faut parvenir à faire).

Ce séminaire filé a donc pour double objectif de mieux documenter la fabrique de la nature urbaine et d’explorer à nouveaux frais ce qu’est le travail.

Année 2020

Ce séminaire avait pour but de questionner les récits autour de la ville durable et plus particulièrement celui du retour de la nature en ville. Il devait ainsi permettre de réfléchir à la manière dont la relation humains/non humains est construite dans la production de « nouveaux » artefacts urbains : solutions fondées sur la nature (SfN, nature-based solutions), utilisation de matériau bio-sourcés tels que le bois, production et intégration de services écosystémiques, et autres démarches pensées et présentées comme autant de signaux de la ville durable. Quelles représentations d’une nature « retravaillée » ces objets contribuent-ils à faire exister dans l’espace urbain ?

Il était enfin question du rôle des sciences humaines et sociales, de plus en plus mobilisées dans des cadres interdisciplinaires face à ces nouveaux récits de politique publique, contributrices à l’illusion ou au contraire démystificatrices ?

 

La prise de conscience, par certains acteurs, des enjeux écologiques globaux semble donner des nouvelles places à la biodiversité dans l’aménagement urbain. Cette séance invite à comprendre quelles sont ces places.

La présentation des résultats d’une recherche de revue systématique nous donnera l’occasion de présenter un état de l’art sur les liens entre biodiversité et formes urbaines au croisement entre sciences du vivant, urbanisme et architecture. Puis, le retour d’expérience d’une chercheuse, qui est aussi actrice opérationnelle d’une entreprise du paysage urbain comestible et sauvage, nous permettra de discuter des leviers à l’échelle du bâtiment pour une prise en compte de la biodiversité dans l’aménagement urbain.

 

 

Cette séance invitait à comprendre les relations qui s'installent entre citadins et flore urbaine en prenant appui sur une question particulière, celle de la cueillette. La flore spontanée trouve aujourd'hui une place en ville en marge des expression horticole et potagère du végétal, et de la sur-mobilisation de ce dernier dans les représentations institutionnelles de la durabilité urbaine. Ainsi les friches et interstices résistent en partie aux densifications dans les rues et les jardins, la flore profite de la fin du désherbage systématique des espaces la mise en valeur de la biodiversité comme motif paysager. Vitale, ludique, savante, la cueillette trouve dans ce contexte à s'exprimer de diverses façons. La présentation des résultats de deux enquêtes, l'une géographique et l'autre ethnographique, menées dans l'agglomération parisienne, nous a donné l'occasion de mieux comprendre les relations complexes entre dynamiques écologiques, pratiques informelles, production de la ville et des services urbains.

 

Année 2019

Moutons d'Ouessant en mission d'écopâturage à l'Ecole Centrale, Nantes. LAGARD, octobre 2019
Moutons d'Ouessant en mission d'écopâturage à l'Ecole Centrale, Nantes. LAGARD, octobre 2019
Moutons d'Ouessant en mission d'écopâturage à l'Ecole Centrale, Nantes. LAGARD, octobre 2019
Moutons d'Ouessant en mission d'écopâturage à l'Ecole Centrale, Nantes. LAGARD, octobre 2019

Dans le cadre d’une réflexion plus large sur la façon dont la société ne s’arrête pas aux seuls humains, ce séminaire du GT « Natures Urbaines » proposait de réfléchir aux animaux comme de véritables acteurs urbains. Qu’ils soient enrôlés dans des politiques publiques, par des acteurs privés, ou qu’ils trouvent une place dans la ville sans y avoir été explicitement invités, ils sont mobilisés dans la fabrique, la gestion, la qualification et la disqualification des espaces urbains. Deux travaux de thèse, en cours par Marlène Lagard (doctorante en géographie) et tout juste achevés, par Léo Martin (Dr sciences de la conservation et anthropologie de l’environnement), sur des cas français ont été présentés.

Dans le cadre de ce séminaire deux intervenants présenteront les projets suivants : "Habiter une marge urbaine : la baraque au fond des bois" : Emma Peltier (doctorante au LVMT) et "Le bois de Vincennes : un espace habitable ?" : Gaspard Lion (docteur en sociologie et chercheur associé au CERLIS).

Année 2018

Dans le cadre de ses activités scientifiques, le Groupe Transversal organise une journée d'études dont la première partie de la matinée sera consacrée à la présentation du groupe (objectifs et objets de recherche) et, la deuxième partie de la matinée les discussions porteront sur les enjeux liés à la nature dans l'Est parisien et leur traduction dans les documents de planification et dans l'action où seront invité.e.s des intervenant.e.s de la communauté d'agglomération Marne-et-Gondoire, de l'Epamarne et du Syndicat Marne Vive interviendront).