Stages et ateliers de recherche

Stages de Master 1 et 2

Le Groupe Transversal propose chaque année un certain nombre de stages de Master 1 ou 2, co-encadrés par des membres de laboratoires différents. Outre le renforcement des liens entre la formation et la recherche sur les thèmes abordés par le GT, il s'agit également d'encourager les laboratoires à travailler en commun sur des sujets transversaux en lien avec les natures urbaines.

Année 2022

Atelier de recherche : Produire la nature urbaine : imaginaires, pratiques méthodes et rapport au travail face au nouveau paradigme écologique

Dans le cadre du Graduate Program Urban Future, le Groupe Transversal met en place pour 2022 un atelier de recherche, avec un objectif de recherche-formation pluridisciplinaire. Il se présente sous la forme de quatre à six stages de six mois coordonnés autour d'un sujet commun : les transformations apportées au travail de la nature urbaine dans le contexte d'un nouveau paradigme écologique.

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Année 2021

Jardins partagés parisiens : la protection de la nature en ville confrontée à l’urbanisme transitoire

Charlotte Veau (Paris 7) - 6 mois

Travail encadré par Ana Cristina Torres (Lab'URBA) et Sabine Bognon (CESCO)

 À Paris les initiatives de jardins partagés ont augmenté de moins de 5 en 2002 à 119 en 2018 (Mairie de Paris 2018). Leur explosion a été justifiée par différentes motivations et effets (autant à l’échelle des individus qu’à l’échelle des quartiers) comme : recréer du lien social, protéger la nature, apprendre à cultiver, se reconnecter à la nature ou se déconnecter de l’urbain, pour nommer certains (Torres et al. 2017). Cependant, la politique de la ville a pour l’instant créé des cadres juridiques qui favorisent la création des jardins partagés dans un cadre temporaire, c’est-à-dire, des projets d’occupation sur un temps donné. Le caractère transitoire ou temporaire de ces initiatives soulève plusieurs questions de recherche sur la place donnée à la nature et à sa protection dans la production urbaine. Afin d’éclairer cette problématique, ce stage entreprendra d’évaluer les conséquences socio-écologiques et urbanistiques du caractère souvent transitoire ou temporaire des jardins partagés au sein de Paris en mobilisant différentes méthodes (p.ex. analyse d’archives, cartographie, recensement, entretiens semi-directifs).

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Que nous apprennent les sciences participatives sur la qualité écologique des petits plans d’eau urbains ?

Téo Bousquet (AgroParisTech) - 6 mois

Travail encadré par Brigitte Vinçon-Leite (LEESU) et Jean Estebanez (Lab’URBA)

Ce stage s’interroge sur le rôle des sciences participatives dans la production de connaissances sur la qualité écologique d’un type d’écosystèmes de très grande importance à de nombreux égards (paysage, îlots de fraicheur, loisirs...), les petits plans d’eau urbains. Ils jouent un rôle majeur dans le maintien de la nature en ville et la préservation de la biodiversité (e.g. Hill et al., 2015; McDonald et al., 2020) et sont des éléments essentiels de la gestion des eaux urbaines, permettant en particulier d’intercepter et d’amortir les flux de polluants consécutifs à des épisodes de forte pluie. Afin de préserver ou restaurer ces écosystèmes, il est primordial d’observer leur réponse aux changements environnementaux. Depuis 2019, un projet participatif (PICOL’EAU Projet Interdisciplinaire COLlaboratif sur les plans d’EAU d’Ile-de- France) de suivi de la qualité écologique des plans d’eau d’Île de France est mené par le Leesu pour enrichir et compléter les suivis des « scientifiques ». L’objectif de ce stage est, d’une part, d’analyser le jeu de données obtenu dans le cadre de Picol’Eau et les informations complémentaires qu’il apporte sur le suivi des plans d’eau d’Ile-de-France. D’autre part, le stage investiguera en quoi les sciences participatives peuvent contribuer à l’amélioration des connaissances sur ces écosystèmes et à leur préservation.

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Les projets de renaturation en ville : objectifs, acteurs, restitution matérielle, et argumentation. L’exemple de la Cité Descartes et des espaces voisins.

Ophélie Clocet (Paris 1) - 6 mois

Travail encadré par Jean Estebanez (Lab’URBA) et Laurent Lespez (LGP)

La question de la nature en ville s’impose aujourd’hui à l’agenda du projet urbain sous des formes multiples. Ce stage propose d’en explorer un des mots d’ordres émergents: la renaturation. Si le terme est à la fois mobilisé dans la littérature scientifique et dans la pratique, il apparait que son sens est loin d’être stabilisé. La multiplicité des définitions et des usages amène à questionner sa fonction et les raisons de son émergence contemporaine.

A partir d’une approche objectivée de la matérialité de ces projets, des pratiques mises en œuvre et des discours produits par les acteurs concernés, l’objectif est de contribuer à une réflexion critique sur la notion et sa mobilisation dans des projets urbains.

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Solutions fondées sur la nature et intégration des usagers / des savoirs profanes

Jean-Baptiste Stoecklin (EUP) - 6 mois

Travail encadré par Julie Gobert (LEESU) et Taoufik Souami (LATTS)

Les solutions fondées sur la nature, souvent très localisées, permettent-elles de réellement répondre aux enjeux posés à des échelles plus larges ? Induisent-elles réellement une remise en cause des pratiques d’aménagement et diminuent-elles la consommation d’espaces agricoles ou naturels ? Il s’agit notamment d’évaluer si la solution qui a une incidence a un niveau micro-territorial peut satisfaire des objectifs qui sont souvent posés à une autre échelle (régulation du débit, lutte contre les inondations...). Engendrent-elles de (nouveaux) dialogues territoriaux, l’intégration de savoirs profanes et/ou d’usage ? Ou inscrivent-elles le génie écologique et les métiers associés dans la palette des métiers de l’aménagement sans créer de nouvelles arènes d’interaction entre acteurs ?

Essentiel à paraître

Année 2020

Les solutions fondées sur la nature en milieu urbain

Félix Templier (AgroParisTech) - 6 mois

Travail encadré par Ana Cristina Torres (Lab'URBA) et Marie-Christine Gromaire (LEESU)

Les solutions fondées sur la nature (SfN) regroupent un ensemble de pratiques et de dispositifs intégrant les écosystèmes et la société conçus au cours de ces dernières années pour répondre notamment au changement climatique, principalement destinées à un public opérationnel d’associations, d’entreprises, et de collectivités. Le contexte urbain et ses enjeux spécifiques tels que l’îlot de chaleur ou l’imperméabilisation s’y prête particulièrement, qu’il s’agisse d’initiatives de renaturation, de désimperméabilisation, de gestion des espaces verts, ou d’aménagements tels que des toitures, des façades ou des noues végétalisées. Au travers d’une revue systématique de la littérature scientifique sur les SfN urbaines, ainsi qu’une analyse des projets européens Horizon 2020 liés et des projets d’aménagement urbains d’Inventons la Métropole du Grand Paris (2017) , ce travail a pour objectif d’identifier et de caractériser les différents discours mobilisant le terme au regard des formes et rôles de la nature associés.

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Géographie des pâturages urbains en île-de-France

Corentin Fol (Université Grenoble-Alpes) - 6 mois

Travail encadré par Marlène Lagard (Lab'URBA) et Sophie Moreau (ACP)

Les projets d’éco-pâturage sont de plus en plus nombreux et en fort développement ces dernières années. Depuis 2014, un petit nombre de chercheurs s’attache à traiter la question du pâturage urbain autour de la capitale (Darly, 2014 ; Bories et al., 2019) mais il n’existait pas encore de recensement détaillé des dispositifs franciliens. Nous traiterons donc du cas de l’Île-de-France via une étude quantitative qui aboutira à une typologie des sites d’éco-pâturage. Ensuite, à partir de cette typologie et de rencontres et discussions sur le terrain avec les « Bergers Urbains », l’association « Sors de Terre» et la « Bergerie des Mallassis », nous avons pu établir une gradation du rôle politique et social de l’animal en ville, allant de l’animal décor et son rôle purement esthétique, restant dans sa parcelle à l’année, à l’animal pédagogique, moteur de réinsertion d’un public fragile ou défavorisé, jusqu’à l’animal étendard, étant un outil de contestation.

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Année 2019

Évaluation par des indicateurs de la biodiversité de la Cité Descartes

Claire-Elise de Bonnechose (AgroParisTech) - 3 mois

Travail encadré par Brigitte Vinçon-Leite (LEESU) et Juliette Leymarie (IEES)

Ce stage a eu pour objectif de réaliser un état des lieux de la biodiversité de la Cité Descartes à Champs- sur-Marne dans le cadre des projets de recherche du Groupe Transversal Natures Urbaines du Labex Futurs urbains. Dans cette optique, il a été choisi d’utiliser des indicateurs de biodiversité afin d’obtenir une information quantitative et synthétique sur celle-ci. Pour ce faire, une recherche bibliographique sur ces indicateurs et en particulier sur ceux utilisés en milieux urbains a été menée. En parallèle, des inventaires floristiques et faunistiques ont été réalisés sur divers sites de la Cité Descartes. A partir de ces derniers, plusieurs indicateurs ont été calculés. L’étude ainsi réalisée a permis de comparer plusieurs sites en termes de biodiversité et de poser un point de départ nécessaire à un suivi de celle- ci. 

Essentiel à paraître

Année 2018

La nature et la Cité Descartes : État des lieux de la nature en ville nouvelle, de sa naissance à aujourd'hui

Félix Templier (AgroParisTech) - 2 mois

Travail encadré par Gilles Hubert (Lab'URBA), Brigitte Vinçon-Leite (LEESU) et Marie-Christine Gromaire (LEESU)

Futur cluster de la ville durable dans le cadre du Grand Paris, la Cité Descartes constitue un objet d’étude pour le Labex Futurs Urbains. Entre espaces de nature, d’habitation, d’activité professionnelle et de formation, ce territoire urbain multifonctionnel fut créé de toutes pièces au cœur d’anciens milieux agricoles et forestiers, dans le cadre de l’aménagement de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée. Dès lors, les objectifs de valorisation et de préservation de la richesse en espaces naturels du secteur sont partie intégrante du projet d’aménagement, s’inscrivant dans la lignée des cités jardins entamée par le socialiste utopiste Ebezener Howard en 1898. Ce projet d’urbanisme écologique est-il aujourd’hui conforme aux attentes initiales ? En quoi consistent les formes de natures présentes sur le site et comment ont-elles évoué au cours de son aménagement? Quelles leçons et quelles perspectives en tirer pour l’avenir de la Cité Descartes et de l’écologie urbaine?