Cycles de journées d'étude

L'une des trois principales activités scientifiques du Groupe Transversal est d'organiser des cycles de journées d'étude sur des thématiques transversales. Sont présentées, ci-après, les séances qui se sont tenues des années 2014 à ce jour.

Journées organisées durant l'année 2019

Prenant acte du développement des nouvelles formes de travail qui ont accompagne la "prolétarisation" des métiers du tertiaire, le projet WORKLOG porte sur les ouvriers de la logistique. Cette activité occupe une position d'interface entre industrie et service, représente une fonction essentielle à l'approvisionnement des villes, et regroupe aujourd'hui 800 000 emplois en France (dont 700 000 ouvriers, soit 19 % des ouvriers français) et 1,9 millions d'emplois en Allemagne (dont 1,7 millions d'ouvriers, soit 17 % des ouvriers allemands). Partant des formes de travail que partagent les ouvriers de ce secteur, WORKLOG analyse leurs pratiques résidentielles, d'approvisionnements et de loisirs, ainsi que le degré d'ouverture des univers qu'ils construisent à travers elles.

5 novembre 2019 - ENPC - 6-8 av. Blaise Pascal - 77455 Champs-sur-Marne

Participant.e.s :  L. Barriotte - S. Buteau - L. Frouin -  M.F.  Gribet - C. Hancock - A. Jarrigeon - H. Lamicq - P. Lapalud  - A. Osmont - L. Tummers -

 

L'atelier "Archives installatives : Perspectives féministes sur la ville et l’espace" s’intéresse aux compositions spatiales d’artist.e.s et de chercheur.e.s qui reposent sur les potentiels de l’archive. Quelles dimensions émancipatrices du matériel multimédia et de la mémoire publiée temporairement peuvent être reconnues dans les œuvres et quelles préoccupations urbaines peuvent ainsi être projetées ? Nous avons pu gagner l‘artiste Ulrike Ottinger comme source d‘inspiration pour une présentation de son travail actuel "Paris Calligrammes". Sa rétrospective sur Paris recombine son propre travail artistique en tant que film et exposition avec des documents qui rendent perceptible et traçable le terrain tendu du quotidien des années 1960 à nos jours. Paris est à la fois pleine de promesses et d‘obstacles, et les archives installatives permettent d‘expérimenter les deux.

26 au 28 juin 2019 - Université de Vienne (Autriche)

Collaboration : Secrétariat pour esprits, des politiques des archives et lacunes (Vienne), du collectif Penser l'urbain par l'image (Paris/ Vienne) et Lucinda Groueff (Paris)

Interventions : Anne Raulin (Paris) - Johanna Rolshoven (Graz) - Katarina Sykova (Berlin)

Diffusion du film d'Ulrike Ottinger "Prater" (2007).

Partant du projet « Le Cinéma dans la ville » porté par Marc Cerisuelo  financé par Paris-Est dans le cadre de l’I-Site FUTURE, ouvert à une collaboration avec le groupe transversal Penser l'urbain par l'image du Labex Futurs Urbains, cette journée d’études permettra de développer des liens de recherche entre plusieurs laboratoires de l’UPEM, en France (CNC) et à l’international (University of Pennsylvania et Scribe Philadelphia) en vue du développement de recherches communes et pluridisciplinaires.

Mercredi 29 février 2019 - Cité Descartes - Champs-sur-Marne

Interventions : Marc Cerisuelo (UPEM-LISAA) - Alice Leroy (UPEM-LISAA) - Louis Massiah (Center for Experimental Ethnography of the University of Pennsylvania) - Sylvie Thouard (UPEM-LISAA) - Béatrice de Pastres (Centre National de la Cinémathographie et de l'Image animée) - Sylvain Angiboust (Cinémathèque de Grenoble) - Alexa Fäber (Institut d'ethnologie européenne, Université de Vienne)  - Anne Jarrigeon (UPEM-LVMT) - Mina Saïdi-Sharouz (LAA, ENSA Paris La Villette).

Journées organisées durant l'année 2018

Le Graph a invité pour un travail in situ le collectif Penser l’urbain par l’image. Renonçant à l’observation directe du territoire souvent centrale dans leurs travaux, les membres du collectifs font le choix d’une re-présentation des lieux et de leurs pratiques à partir d’une exploration et relecture du fond photographique du Graph, et en particuliers des images réalisées dans le cadre des ateliers de pratique amateur que le Graph anime depuis 30 ans. Réinterpréter collectivement les images, imaginer leurs conditions de production, les remettre en scène vise à la fois un dialogue avec ces pratiques d’éducation populaire et de participation impliquant des publics souvent relégués et une confrontation des modes de regard dans la perspective d’un faire ensemble liée à la médiation d’archives visuelles d’un espace. Ces images seront remises au travail à l’aune de la fiction et de théories féministes qui sont au coeur des réflexions actuelles du collectif pour qui cette expérimentation située constituera une étape du programme de recherche Des contre-regards documentaires ? Les mondes urbains photographiés et filmés par les femmes. Le workshop prendra corps dans une installation évolutive tout au long de la semaine de l’inauguration du festival, une médiathèque fictionnelle en devenir, réalisée avec la complicité de l’artiste Aurélie Pétrel.

14 novembre au 15 décembre 2018 - Fictions documentaires - Festival de la photographie sociale à Carcassonne.

Guillaume Herbaut - Émilie Arfeuil - Maria Letizia Piantoni - Le Collectif "Penser l'urbain par l'image" - Aurélie Pétrel

https://www.graph-cmi.org/fictions-documentaires-festival-de-la-photographie-sociale-nov-dec-2018/

Premier jalon d’un programme de recherche exploratoire intitulé « Des contre-regards documentaires ? Les mondes urbains photographiés et filmés par les femmes » porté par le collectif Penser l’urbain par l’image du Labex Futurs Urbains, cette journée d’étude vise à interroger la transmission d’une mémoire urbaine des femmes s’appuyant sur des pratiques de documentation visuelle, et en particulier sur le film et la photographie.  A partir d’un ensemble de projections, de présentations d’ouvrages et de performances à la croisée de l’art et de la recherche en sciences humaines et sociales, elle questionnera la portée féministe d’images produites et/ou regardées par des femmes depuis leur expérience urbaine.

15 juin 2018 - ENSA Paris-Belleville - 60 Bd de la Villette - 75019 Paris

Collaboration : H. Soichet - A. Jarrigeon - M. S. Sharouz - L. Overney - N. Fernandez Ferrer

Un film documentaire sur l’expérience de mobilité des femmes à Paris.

La mobilité est l’une des plus anciennes revendications des femmes qui ont si longtemps dans l’histoire été assignées à résidence. Plus courts, plus fréquents, plus complexes, réalisés à des vitesses plus lentes et à des horaires particuliers, leurs mouvements dans les villes ont des caractéristiques propres qui dépassent la seule question du harcèlement dans les transports. Sortir pour elles met en mouvement leur condition, donne à voir ses composantes, révèle à la fois des entraves et leur contournement. Mais la mobilité ne se réduit pas aux seules séquences de déplacements : elle s’organise dans des configurations contraintes. Anticipation, renoncements, multiples ajustements temporels et corporels composent le quotidien mobile qu’explore ce film. Réalisé dans le cadre d’un programme de recherche intitulé Le(s) Pari(s) du genre qui explore à Paris les possibles d’un monde urbain post-sexiste, le film documentaire Toute chose égale par ailleurs entrelace plusieurs approches de la mobilité des femmes. Des chercheuses dialoguent sur la manière d’interpréter les statistiques publiques disponibles pour Paris et sa banlieue. Quatre femmes s’apprêtent à franchir leur seuil de chez elles…

18 octobre 2018 - Ateliers Varan - 6 impasse de Mont Louis - 75011 Paris

Documentaire de A. Jarrigeon

La mobilité dont il est question ici sera appréhendée autant dans sa spatialité que dans sa temporalité : passage du temps fixé par l’image, par le paysage, rythmes qui conditionnent le voyage, imaginaire véhiculé par la photographie. Il s’agira de saisir comment les images, leur captation, leur flux restituent la pratique et l’expression de cette mobilité. Comment elles influencent l’expérience urbaine et la perception des lieux ? Les questions de visibilité et d’invisibilité, l’impératif du voir/être vu, seront également abordées. Pour traiter cette thématique, chaque chercheur.e invité.e présentera l’avancement de ses travaux et réflexions et ses perspectives de recherche à venir. Pour s’adapter à l’état de la recherche des chercheur.es et à sa forme, les formats de présentation proposés seront donc  souples. En effet, dans la mesure où nous souhaitons faire un état des lieux des paradigmes émergents de la visualité, les recherches proposées pourront être à toutes les phases de leur développement (du pré-terrain aux résultats), et présentées sous toutes les formes souhaitées (recherches théoriques ou spéculatives, recherches-actions ou recherches-créations, etc.).

28 octobre 2018 - CELAT - Université de Laval (Québec)

Intervention : A. Jarrigeon (UPEM-LVMT) - C. Firget (CELAT) - M. Uhl (CELAT)

Journées organisées durant les années 2017, 2016 et 2014

Pôles d'eéchanges de personnes et de biens, zone d'interconnexion et de transit, lieux emblématiques de l'urbain contemporain mais aussi lieux de travail pour un ensemble de groupes sociaux "prolétarisés" (agents de sécurité, d'entretien, ouvriers des entrepôrs, chauffeurs de poids lourds, caissières, personnels de la restauration rapide, de l'hôtellerie, et....), les espaces de flux font l'objet d'une pluralité d'approches au sein du LABEX Futurs Urbains.Le collectif "Penser l'urbain  par l'image" les aborde par des recherches d'ethnographie visuelle conduites en collaboration avec des artistes impliqués dans des approches critiques de ces questions. Photographes, cinéastes et chercheurs s'installent dans ces lieux du mouvement, en déplient l'épaisseur, en font émerger ce qui demeure généralement in-vu, en proposent une description analytique, une lecture critique. De quelles manières leurs réalisations documentaires peuvent-elles nourrir les travaux de chercheur-e-s mobilisant ou non ces méthodes d'enquêtes ni ce type de sources iconographiques ? La journée sera l'occasion de confronter les regards par des échanges articulés à des projections d’œuvres récentes en présence de leurs auteur-e-s.

15 septembre 2017 - Cité Descartes - 12-20 B Newton - 77447 Champs-sur-Marne

Participation : C. Cuny (UPEM-LAB'URBA) - H. Soichet (Photographe - Auteure) - L. Zirelleruelo

Les médias informatisés renouvellent progressivement les pratiques d’écriture scientifique en permettant notamment l’agencement et la mise en circulation de matériaux de différentes natures (textuelles, cartographiques photographiques, filmiques, sonores, graphiques etc.). Dans le champ urbain, la critique savante des formes canoniques de représentation jugées de moins en moins capables de figurer l’urbain contemporain (Lussault, 2007, p. 296) s’opère parallèlement au développement de courants cartographiques alternatifs ou « néo-cartographie ». Ce contexte nous engage à reconsidérer la place du visuel dans les pratiques de restitution et d’écriture de la recherche en sciences humaines et sociale.
La journée d’étude propose de contribuer à cette réflexion sur les potentialités numériques de la visualisation de l’urbain en explorant un objet médiatique émergent : le webdocumentaire. Si cette nouvelle forme d’écriture multimédia dédiée au web connaît actuellement un succès important dans les mondes du journalisme et du documentaire, la recherche urbaine n’est pas en reste, puisque de premiers exemples ont vu le jour. Comment des chercheurs se saisissent-ils de ces nouveaux modes d’écriture ? De quelle manière modifie-t-elle leurs pratiques de recherche et leur politique de publicisation ? Comment situer ces expérimentations dans l’évolution des pratiques de médiation scientifique ?

28 novembre 2016 - Cité Decartes - 14-20 Bd Newton - 77477 Champs-sur-Marne

Participation : C. Cuny (UPEM-LATTS) - A. Jarrigeon (UPEM-LVMT) - A. Färber (Université de Vienne - Institut für europäische Ethnologie)

De nombreux chercheurs prennent appui sur des œuvres artistiques ou des corpus d’images issus du champ de l’art pour penser le monde urbain passé et contemporain. À l'inverse, certains artistes, lorsqu'ils travaillent sur la ville ou y interviennent, convoquent parfois explicitement des catégories liées aux démarches scientifiques : ils évoquent par exemple leur « terrain  d’étude », leur « recherche » et leurs « expérimentations ». Ces usages ne sont pas seulement métaphoriques, mais révèlent des affinités pratiques et processuelles que nous souhaitons questionner. Par l’invitation d’artistes - photographes, cinéastes, plasticiens - impliqués à divers titres et de diverses manières dans des formes de visualisation urbaine, l’enjeu de cette journée d’étude est de porter un regard sur l’image photographique et filmique aux frontières de l’art et de la recherche. 
Du cinéma à l’art urbain ou « contextuel » (Ardenne, 2002), quelles postures et quelles réflexivités sont engagées dans ces démarches et productions artistiques ? 
Par-delà les glissements vers ou depuis les « mondes de l’art » (Becker, 1982), en quoi les créativités artistiques et scientifiques peuvent-elle se rencontrer autour de cet objet, ce « bien » commun qu'est la ville ? De quelle manière envisager des collaborations productives de savoirs renouvelés et partageables ?

30 juin 2014 - IUP - 61 av. du Gal de Gaulle - 94010 Créteil

Participation: F. Ballif (UPEC-LAB'URBA) - C. Cuny (UPEM-LAB'URBA) - A. FA. Färber (Université de Vienne - Institut für europäische Ethnologie) - A. Jarrigeon (UPEM-LVMT) - H. Soichet (Photographe - Auteure)