Présentation du projet

L’analyse du métabolisme urbain présente un grand intérêt pour l’analyse du rôle environnemental des villes et de leur résilience. Elle donne à voir la matérialité de la ville comme les activités productives qui la constituent.

Le métabolisme urbain  concerne l’analyse des flux entrants de matériaux de construction, d’eau, de produits alimentaires, de combustibles, mais aussi les flux sortants d’émissions, de déchets ou encore de produits finis.

Il questionne également les fonctions, principalement logistiques et de transport, associées aux flux entrants et sortants de la ville ; ces flux nécessitent en effet souvent des schémas logistiques complexes fortement générateurs de transport.

Plus largement, il interroge la localisation des ressources mobilisées par les villes mais aussi les systèmes socio-techniques qui soutiennent ces flux.

Les initiatives du Groupe Transversal

Les initiatives du groupe transversal portent sur des activités diverses : 

  • Enquêtes pour l’analyse des flux constitutifs du métabolisme urbain
  • Collaborations avec IAU IdF sont à envisager, ainsi que le recrutement de post-doctorants, Journées d’études sur chacun des axes du groupe transversal
  • Comparaisons internationales : invitations de chercheurs étrangers
  • Réponses communes à appels d’offre
  • Ouvrage collectif

 

 

 

Les axes de recherche

Ce premier axe de ce groupe transversal cherchera à identifier quantitativement et qualitativement ces flux, et en éclairera les déterminants (morphologie urbaine, caractéristiques structurelles de la ville…). Quelle est la place de chaque type de flux dans le métabolisme urbain et la performance écologique des villes ? Cet axe considérera également la part relative des importations et des exportations, les villes actuelles ayant tendance à importer trop de ressources et à exporter trop de nuisances et de déchets.Le premier axe de ce groupe transversal cherchera à identifier quantitativement et qualitativement ces flux, et en éclairera les déterminants (morphologie urbaine, caractéristiques structurelles de la ville...).

Le second axe vise à questionner les fonctions, principalement logistiques et de transport, associées aux flux entrants et sortants de la ville et qui participent à son fonctionnement. Il s’agit notamment d’analyser la performance de l’organisation de ces fonctions, dans une perspective de durabilité et de résilience, et les moyens d’améliorer cette performance. L’élimination des déchets nécessite ainsi des schémas logistiques complexes fortement générateurs de transport. Les types d'organisations mises en place suite aux diverses réglementations dans le domaine des déchets ont engendré, certes, une diminution des quantités de déchets mises en décharges, mais génère dans le même temps plus de ruptures de charge et un recours plus important aux transports.Les travaux de Gonzales-Feliu et al.(2012) mettent en relief la nécessité de mieux organiser les flux de produits dans les aires urbaines si l’on veut significativement réduire les nuisances environnementales qu’ils induisent, notamment en développant le recours à la sous-traitance du transport pour une meilleure rationalisation.

Ce troisième axe questionne la relocalisation des approvisionnements en matériaux et produits de la ville. Ainsi, assurer l’approvisionnement alimentaire des aires urbaines passe par une variété de solutions dont les circuits courts font partie.

Cet axe questionnera, par ailleurs, la gouvernance du système urbain. Les politiques publiques se sont jusqu’à présent surtout concentrées sur les effets a posteriori des activités humaines sur l’environnement. Mais le fonctionnement même du système consommateur de ces ressources et générateur de ces déchets n’a pas, pour autant, été remis en question. Les initiatives visant à développer des systèmes urbains circulaires peuvent ainsi constituer un élément de réponse. Elles consistent à revaloriser en partie les déchets afin de produire de l’énergie primaire. En France, beaucoup d’attention a été portée ces dernières années au développement d’écoquartiers ou d’îlots à énergie positive, dont il convient de discuter la pertinence et l’efficacité. D’autres initiatives peuvent également être considérées. La densification résidentielle et commerciale peut-elle ainsi être une arme urbanistique pertinente pour réduire l’empreinte écologique de nos villes ?